Maison abandonnée entourée de végétation

Compo Casino · Saison 1

Plus personne
n'y pense

Kibutz

Pop / Folk Acoustique Xylophone
Le concept

Chaque mois, la Compo Casino impose ses règles : un style, un instrument tiré au sort. Pas de plan, pas de confort — juste la contrainte comme point de départ.

Pour cette première saison : style pop/folk, instrument imposé — le xylophone.

De là est née Plus personne n'y pense : une errance acoustique à travers les murs d'une maison que le temps a oubliée. Un morceau qui cherche ce qui reste quand tout le monde est parti.

Saison 1 Pop · Folk Xylophone
Paroles
I
C'est l'histoire d'une maison banale
d'un jardin où plus personne ne court
d'une vie éteinte sans scandale
dont les murs ont perdu l'amour
II
Des meubles d'un autre âge fatigués d'exister
et sous la poussière, des visages regardent sans espoir, sans attendre
que le vide qui s'étend
des photos abandonnées
des prénoms effacés
des voix oubliés
des vies qui résonnent
dans le silence épais que le temps façonne
un calendrier arrêté sur un mois sans retour
des lettres jamais ouvertes empilées pour toujours
et l'horloge qui a perdu les heures un certain jour
Refrain
Tout s'est arrêté là, comme ça, sans un mot, sans fracas
le temps a fermé la porte et personne ne frappe plus
Plus de nom, plus d'adresse, plus de temps plus de tracas

le papier peint s'écaille comme un souvenir qui fuit
Sous mes pas, le détail fait plus de bruit que la vie
Y'a même la poupée de la p'tite qu'y'a grandie.
III
y'a une tasse encore posée comme si quelqu'un revenait
mais personne n'est jamais venu et personne ne viendra
et les murs ont appris à vivre sans éclat
et je me demande parfois si quelqu'un pense encore à ces histoires qui imprègnent ces murs ce jardin ou si tout disparait sans laisser de chemin.
et je me demande aussi si quelqu'un se souvient ou si les choses meurent ainsi dans le vide dans le rien Si dégun n'est là pour les regarder
et je me demande parfois si les murs se souviennent de ces visages qu'ils ont gardés pendant des années ou si le temps dissout ce qu'on a habité
et je me demande aussi si les murs se souviennent des nuits des hivers qu'ils ont traversés ou si le froid finit par tout emporter
et je me demande parfois si les photos se souviennent des visages qu'elles ont figés là sous la poussière ou si ça s'efface quand personne ne regarde
et je me demande enfin si la maison se souvient des voix des rires qui résonnaient dans chaque recoin ou si le silence reprend tout pour de bon — tout pour de bon
Plus personne n'y pense Kibutz